Les fausses bonnes affaires de la rentrée : Quatre conseils pour réussir les foires aux vins.
Les fausses bonnes affaires des foires aux vins de la rentrée :
Voici l’éternel marronnier de la rentrée des amateurs de bons vins. Quand les premiers frimas d’automne pointent leur nez, le réflexe de l’écureuil n’est pas loin. Pourtant, les bonnes affaires du vin en grandes surfaces ne sont pas toujours celles que l’on croit. Les valeurs sûres pointées par Robert PARKER ou le guide Hachette sont indiscutablement des gages de qualité, mais aussi de prix élevés.
1/ Même si la crise vinicole est d’actualité, il faut savoir que l’effet « Parker » ou «Guide Hachette » est automatiquement un doping pour les prix. Un vin « Parkerisé » est systématiquement l’objet d’une spéculation avant même la sortie officielle du guide ... N'exclue pas une affaire ou deux par enseigne sur des grandes étiquettes, mais à raffler avant l'ouverture officielle de la foire. Facile à repérer : quand les restaurateurs remplissent des caddies entiers de vins à 40 euros, c'est un signe ...
2/ Attention aussi aux millésimes : munissez-vous d’une carte des millésimes selon les régions et ne prenez que ceux dont les côtes dépassent la moyenne, même dans un grand château. Pour les Bordeaux, même si le nom porté sur l’étiquette vous chante à l’oreille, ne succombez pas aux sirènes, vous ne dégustez pas l’étiquette ! Evitez le 1997. Pour les Côtes du Rhône, évitez les 2002 ... Quant aux 2005 Français, c'est bon et équilibré quasiment dans toutes les régions ! Attention aux prix élevés en Bordelais sur ce millésime récemment mis en marché, d'autant plus que le millésime 2006 est supposé "moyen" et le 2007 sera encore plus "moyen" ...
3/ Les vrais bonnes affaires, vous les trouverez parmi les « coups de coeur » du distributeur, sur des producteurs peu connus, parfois en appellations peu connues, sur des cuvées très réussies mais bradées par un producteur en manque de trésorerie (crise oblige), parfois issu de l’agriculture biologique. Goûtez le vin et faites vous confiance : ne vous laissez pas impressionner par l’étiquette, mais écoutez votre propre plaisir. Un vin à 4,50 euros vous apportera peut-être autant de plaisir qu’une grande étiquette à 25 euros que vous n’aurez pas la possibilité de goûter avant d’acheter.
4/ Autres remarques :
les vins de grande garde sont actuellement très rares, donc méfiance, surtout s’il s’agit d’un millésime 2003 français (Millésime à recommander par ailleurs, mais peu apte à la garde à cause manque d’acidité).
Le vin est affaire de confiance : votre caviste est un homme ou une femme passionnée. Ses produits sont sélectionnés par ses soins, il les connait mieux que quiconque : n'hésiter pas à suivre ses conseils !
Faites vous plaisir, et n'oubliez pas : si "acheter" est un plaisir, ouvrez le meilleur de votre cave à vos amis. C'est du pur bonheur partagé !




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